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Radon

Radon Montreal

Qu'est-ce que le radon?

Sans odeur, sans couleur, le radon est un gaz radioactif naturel provenant de la désintégration de l'uranium 238 (radon 222), de l'uranium 235 (radon 219) ou du thorium 232 (radon 220) qui affleure la surface du sol. Cependant, c'est le radon 222 que l'on trouve en plus grande quantité ; c'est le plus " vigoureux " des trois frères !

 

Le radon est un émetteur de particules alpha. Ce gaz se trouve partout sur toute la surface de la planète. Il appartient à la famille des gaz rares (hélium, néon, krypton ...) et en possède les propriétés chimiques : inodore, tricolores sans saveur, ne réagissant pas chimiquement avec les autres éléments. C'est le seul gaz rare à être naturellement présent dans toute l'écorce terrestre. Le radon 222 est le descendant direct du radium 226.

 

Le radon s'infiltre dans les habitations par les fissures, les jointures, les canalisations... Il provient principalement du sous-sol (roches, failles, eaux....), mais aussi des matériaux de construction qui contiennent, en plus ou moins grandes quantités, du radium. Lorsque les émanations sont importantes et le renouvellement d'air insuffisant, le radon s'y accumule, pouvant atteindre dans certains cas des teneurs très élevées.

 

Le radon émane du sol et se dilue rapidement dans l'air extérieur. Il va par contre s'accumuler dans tous les espaces qui sont peu ou mal aérés : les cavités naturelles mais aussi les habitations. Cette accumulation représente un risque pour la santé.

 

Certains chercheurs suggèrent une relation entre l'exposition au radon et la leucémie ainsi que le cancer du poumon (qui augmente avec la consommation de tabac).

Principales voie de pénétration

1. Infiltration à travers les jointures du plancher.

2. Progression du radon entre les blocs de béton et le parement extérieur en briques puis Infiltration à

l'interface mur/dalle.

3. Infiltration par les murs de parpaings (blocs creux).

4. Infiltration par les fissures de la dalle.

5. Diffusion à partir du sol de terre battue.

6. Infiltration par le passage des canalisations d'eau, conduites de gaz, câbles électriques, etc...

7. Pénétration par l'intérieur des canalisations puis infiltration au niveau des joints mal scellés.

8. Émanation à partir des matériaux de construction.

9. Vaporisation du radon présent dans l'eau.

 

Quelles maisons présentent un problème?

 

On peut déceler du radon dans presque toutes les habitations. Les concentrations

peuvent cependant varier énormément d'une maison à l'autre, même si celles-ci

sont semblables et voisines.

Plusieurs facteurs influent sur les concentrations de radon à l'intérieur d'une maison :

Caractéristiques du sol – Les concentrations de radon peuvent varier

énormément selon la teneur du sol en uranium. En outre, le radon circule

plus facilement dans certains types de sol.

 

Type de construction – Le genre de maison et la façon dont elle a été

construite déterminent l'importance du contact avec le sol, ainsi que le

nombre et les dimensions des points d'infiltration du radon. 6. Le taux de

renouvellement de l'air intérieur par de l'air extérieur en dépend également.

 

État des fondations – Les lézardes et ouvertures multiples dans les fondations

sont autant de voies d'infiltration possibles du radon dans la maison.

 

Mode d'occupation – La présence de ventilateurs d'extraction ou de foyers, le

fenêtrage, etc. jouent sur la différence de pression maison-sol qui cause

l'aspiration du radon vers l'intérieur. Ces facteurs modulent également le

taux de renouvellement de l'air.

 

Climat – Les conditions météorologiques (p. ex. température, vent,

pression barométrique, précipitations, et le reste) peuvent jouer sur la

quantité de radon qui s'infiltre dans la maison.

En raison de la multiplicité des facteurs en cause, il est très difficile de prévoir

la teneur en radon d'une maison.

 

La seule façon de savoir si votre maison pose un problème est de mesurer la

teneur en radon de l'air intérieur.

En quoi consiste le risque?

 

Le seul risque connu associé à une exposition au radon est un risque accru de contracter le cancer du poumon.

Lorsqu'ils sont présents dans l'air que nous respirons, le radon et ses descendants peuvent parvenir aux poumons. Là, ils continuent à se décomposer et émettent des « particules alpha » qui produisent de petits jets d'énergie, laquelle est absorbée par les tissus pulmonaires environnants. Cette énergie

endommage ou détruit les cellules pulmonaires.

 

Jusqu'à tout récemment, on ne pouvait évaluer avec certitude le risque inhérent au radon dans les habitations. Or, deux études indépendantes menées récemment en Amérique du Nord et en Europe ont confirmé que le risque de cancer du poumon est désormais présent jusqu'à des niveaux aussi bas que 200 Bq/m 3 .

Les solutions

 

La solution la plus simple est d'aérer le plus souvent possible. Une maison est faite pour respirer. La condamnation définitive de volumes (pièces, fenêtres, caves…) est fortement déconseillée. Il ne faut pas non plus avoir un vide sanitaire bouché. Un avantage, c'est que ce gaz se "désintègre" facilement à l'air libre.

 

Souvent, les habitudes des occupants, et notamment de la fréquence et de la durée des aérations ainsi que le mode de chauffage vont modifier la concentration en radon. Le fait de dormir les volets fermés mais avec les fenêtres ouvertes peut permettre de réduire très fortement le taux de radon d'une chambre. Cette solution dépend évidemment des conditions atmosphériques et des saisons.

 

Des gestes et des réflexes simples, pour une bonne circulation de l'air dans la maison :

 

•  Aérer en ouvrant les fenêtres chaque jour, dans toutes les pièces, pendant un bon moment.

•  Ne pas obturer les bouches d'aération.

•  Entretenir les systèmes d'évacuation de l'air : tuyaux, filtres…

•  Laisser un espace entre les gros meubles et les murs.

•  Ne pas mettre d'objets ou de rideaux devant les radiateurs.

Les méthodes de réduction techniques des concentrations peuvent être classées en 3 groupes :

 

Une première solution consiste à empêcher le radon d'entrer en étanchéifiant le sol du bâtiment. Ceci implique d'obturer et de colmater toutes les voies de passage : les fissures, les espaces autour des tuyaux, mais aussi matériaux poreux et sols de terre battue. Il est possible de placer sous ou sur la dalle en béton des membranes étanches en polyéthylène ou en vinyle dont l'étanchéité doit être assurée sur l'ensemble de l'assise de la maison. Ce petit dispositif permettra de faire obstacle au radon en provenance du sous-sol.

 

Si les matériaux constituent une source notable de radon, il est recommandé d'appliquer des peintures étanches permettant de réduire les émissions.

 

L'étanchéification n'est souvent pas suffisante, surtout pour des niveaux de radon élevés, mais elle est généralement nécessaire pour conférer aux autres techniques toute leur efficacité.

 

On peut également « diluer » les concentrations de radon par des apports d'air extérieur, nettement moins chargé en radon que l'air issu du sol.

 

Par exemple, l'aération naturelle peut être très efficace, mais difficile à maintenir pour des raisons de température ou de sécurité. Une première étape peut consister à percer des ouvertures dans le sous-sol ou le vide sanitaire, sur au moins deux côtés. Dans les pièces d'habitation il importe de vérifier la présence et l'ouverture correcte des grilles d'aération.

 

Dans les cas plus graves, la mise en place d'un système de ventilation performant, associée à une isolation du bâtiment, permet de réduire à un niveau acceptable le taux de radon.

 

La ventilation mécanique permet de mieux maîtriser le taux de renouvellement d'air et les déperditions thermiques. Il faut veiller à ne pas utiliser d'extracteur d'air qui pourrait accroître le problème en accentuant la dépression de l'habitat : il faut souffler l'air extérieur vers l'intérieur. La ventilation peut être réglée afin de mettre l'habitat en légère surpression. Des systèmes double flux, avec récupération de chaleur, sont légèrement plus onéreux à l'achat mais limitent ensuite l'incidence sur les dépenses de chauffage.

 

 

Drainer le radon présent dans le sol vers l'extérieur de l'habitation : il s'agit de creuser un puisard sous les fondations et de le relier à un tuyau équipé d'un ventilateur qui va permettre d'extraire l'air chargé de radon et de le rejeter à l'extérieur, au niveau du toit. Ce dispositif est souvent présenté comme le plus efficace pour les niveaux de radon les plus élevés. Il agit doublement en retirant le radon avant qu'il ne s'infiltre et en créant une zone de dépression, ce qui stoppe la remontée du gaz vers les pièces intérieures.

 

Trouver un entrepreneur

Bon nombre des techniques visant à réduire à long terme les teneurs en radonimpliquent le recours aux services d'un entrepreneur d'expérience. Consultez également vos amis, vos proches ou vos voisins qui viennent d'effectuer ce type de travaux chez eux. Il est préférable de recueillir les noms de deux ou trois entrepreneurs, puis de vous renseigner sur leur réputation. Adressez-vous au bureau d'éthique commerciale (BÉC) de votre région. Les entrepreneurs d'une région ne sont toutefois pas tous membres de cet organisme et le fait d'y appartenir n'est pas en soi une garantie d'excellence. Le BÉC vous fournira des données sur le dossier d'excellence de tous les entrepreneurs inscrits dans ses registres. Enfin, cherchez à savoir si l'entrepreneur ou ses employés ont reçu une formation particulière sur le radon ou sur les techniques permettant d'en réduire la concentration.

Sources

 

Société canadienne d'hypothèques et de logement

Fiche CRII-RAD n° 4, annexe du 07/98 : « Le radon, un gaz radioactif naturel ».

 

Fiche CRII-RAD du 01/99 : « Le Radon, un gaz radioactif omniprésent ».

 

Fiche CRII-RAD n°5 du 03/99 : « Incorporation de Substances Naturelles Radioactives dans les Matériaux de Construction ».

 

 

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